Le silence du débat





Mais alors, si le végétarisme est si bénéfique, pourquoi n’en entendons-nous jamais parler?

A ce niveau, la France est une exception. En effet, le débat végétarien est quasiment inexistant dans notre pays et nos mœurs ont très peu évolué comparées à ceux de  nos voisins européens où la prise de conscience est déjà bien avancée.
Ce retard de la France est notamment visible lorsqu’on s’intéresse au pourcentage de végétariens dans la population.

 

Estimations :

Pays

Pourcentage de végétariens

Royaume-Uni

9%

Allemagne

8%

Suède

Entre 7et 8%

France

Entre 1.5 et 2%


Le royaume Uni compte ainsi presque 5 fois plus de végétariens que la France. Notre pays présente un des plus bas taux de végétarien en Europe.


Pourquoi une telle marginalisation?


1) L’intoxication des lobbies agro-alimentaire


Les publications médicales sur les bienfaits du régime végétarien s’accumulent depuis des années. Elles sont largement diffusées dans les pays voisins. Pourtant en France, l’information n’est pas relayée… Pour quelles raisons ?

On peut penser que l'intoxication massive de l’industrie de la viande y est pour quelque chose.
Ainsi les enquêtes commandées par les lobbys de la viande (CIV, Charal par exemple) bénéficient d’une médiatisation considérable alors que les enquêtes réalisés par des associations ou groupes scientifiques végétariens (de Grande Bretagne par exemple) sont discréditées ou passées sous silence.


Cependant, l’impact positif d’un régime sans viande devient maintenant si évident que les médias destinés au grand public ne peuvent plus l’ignorer et on s'attend à ce que dans les années à venir, la prise de conscience se développe.


2) Conditionnement


L’ensemble de la société étant omnivore, elle a tendance à ne pas admettre le point de vue végétarien comme valable. La plupart des gens partent du principe que le végétarisme est incorrect puisque s’il ne l’était pas, tout le monde serait végétarien.


Ainsi, il n’est pas nécessaire d’avoir des arguments pour être omnivore, mais il en faut pour soutenir une position végétarienne. Les végétariens, à qui l’on demande les raisons de leur régime alimentaire sont généralement capable d’expliquer leur choix, mais les omnivores à qui l’on pose cette même question ne savent souvent pas justifier leur position. Pourquoi ?


Le poids de la tradition


La majorité des omnivores ne peuvent justifier leur régime alimentaire car ils ne leur aient tout simplement jamais venu à l’idée qu’ils pouvaient le choisir !
Notre façon de penser a été déformée par des siècles de soi-disante nécessité de manger de la viande. Le poids de cette tradition nous empêche de remettre en cause ce qui nous est présenté comme une donnée de nature.


Heureusement, l’histoire nous a montré que l’homme est capable d’évoluer  et de remettre en question les pratiques traditionnelles lorsque celles-ci se révèlent inadéquates (par exemple le cannibalisme ou le sacrifice humain ont été pratiqué pendant des décennies voire des millénaires avant d’être finalement abandonnés par l'homme).


Pour ce faire, l'obstacle principal à surmonter est le mécanisme psychologique de résistance au changement qui tend à nous maintenir dans un comportement donné. Ce mécanisme n’est pas une fatalité car la faculté à remettre en question l’ordre préétabli est l’un des plus grands atouts de l’Homme.


Certains dirons peut être que la consommation de viande est trop ancrée dans notre histoire et nos coutumes pour être abandonnée et que la viande fait partie intégrante de notre « patrimoine culturel ». Les traditions sont certes très importantes à perpétuer mais seulement dans la mesure où elles répondent à des  valeurs que nous sommes capables de défendre en accord avec l'évolution de notre société.


Les mécanismes de défense
         

Le sujet du végétarisme active chez ses détracteurs un certain nombre de mécanismes de défense.
Le végétarisme s’affichant indirectement comme un choix moral, n’importe quel non-végétarien est amené à préférer l’idée qu’il est au contraire un choix insensé. En effet, admettre que le végétarisme pourrait être bénéfique équivaudrait à reconnaître une erreur personnelle.
Du coup, il faut une grande capacité d’ouverture à un non-végétarien pour ne pas chercher des arguments qui empêcherait d’être végétarien et qui le justifierait lui-même dans son propre choix.
En général, ceux qui n’ont pas cette attitude “psychologico-automatique” adhère à la philosophie végétarienne, ce qui ne veut pas forcément dire qu'ils deviennent végétariens, mais qu'ils sortent tout au moins de la spirale de dénigrement du végétarisme.


Que l'on soit pour ou contre le végétarisme, il n'en demeure pas moins un sujet de discussion passionant, alors faisons le sortir du silence, ce poste est un appel pour l'instauration d'un débat public :)


Et pour finir une touche d’humour, car l’autodérision c’est tellement relaxant ;)         
Si les végétariens aiment tellement les animaux, pourquoi mangent-ils toute leur nourriture?!




 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus