Argument humanitaire

 



Changer notre manière de produire et de consommer les protéines est un acte solidaire vis à vis des populations plus démunies. En effet, la production et consommation de viande entraine un net désavantage pour les populations les plus pauvres. Voici pourquoi :

60% de la production mondiale de céréale est consacrée à l'élevage industriel alors qu'elle pourrait être utilisée pour alimenter les 850 millions d'humains victimes de malnutrition.

En effet, la production de viande gaspille les céréales. Un animal qui consomme sept calories végétales (céréales) n'en restitue qu'une seule sous forme animale (viande).

Avec un hectare de terrain consacré à la culture de fruits et légumes, on peut nourrir 30 personnes, mais 5 personnes seulement si ce même hectare est utilisé pour produire des oeufs ou de la viande blanche, et beaucoup moins si l'on ne produit que de la viande rouge.

Ainsi en réduisant l'élevage de 10%, on pourrait nourrir en grains et légumes près de 60 millions de personnes dans le monde.




De plus, ce sont les pays du Tiers-Monde ou sévit la famine qui fournissent l'alimentation du bétail de nos pays occidentaux.
Ainsi plus du tiers des céréales produites dans le monde servent à nourrir le bétail des pays riches alors qu'elles pourraient être affectées directement à la consommation des populations locales.

À titre d'exemple, au plus fort de la sécheresse, le Sahel a exporté plus de protéines qu'il n'en a reçues au titre de l'aide alimentaire. En 1985, l’Ethiopie qui traversait une période de famine continuait à exporter des céréales pour le bétail anglais…


La solidarité envers les peuples du Tiers-Monde constitue un aspect déterminant du végétarisme. 
Certains diront que diminuer la consommation de viande entraînerait  une diminution des importations de céréales des pays du Tiers-Monde, ce qui augmenterait encore leurs difficultés. Ceci est possible, c’est pourquoi il serait judicieux d’associer ce combat avec une remise en cause des lois du marché libéral (Voir Cause Altermondialisme).

La quantité de végétaux comestibles consommée par le secteur mondial de l'élevage, si elle était directement donnée aux humains, permettrait de résoudre le problème de la faim...

Il y a donc bien un lien direct entre un mode de consommation basée sur les produits animaux, et un mode de société qui accepte qu'une personne sur sept reste en état de sous-nutrition chronique...

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